Comment fonctionnent les Tic-Tacs (Et les OVNIS…)

Toledo, le 29 janvier 2026

Aujourd’hui, nous plongeons au cœur de la conspiration OVNI. Mais pas n’importe laquelle, une conspiration « haut de gamme », portée par un acteur haut en couleur, disposant d’un véritable bagage scientifique.

Jack Sarfatti est un physicien reconnu, travaillant en grande partie en marge du monde universitaire classique. Ses travaux et publications gravitent essentiellement autour de la physique quantique et des liens possibles avec la conscience. Il s’agit bien d’un physicien authentique, spécialisé dans ces domaines, même si ses réflexions très spéculatives l’ont conduit à explorer des idées pour le moins déroutantes, appuyées par des développements mathématiques particulièrement complexes.

L’objectif de cet article n’est pas de ridiculiser ses travaux, mais d’en examiner à la fois le potentielet surtout les limites. Nous disposons de bases solides en physique qui ont été mises à rudes épreuves pour essayer de décoder le non-dit derrière ses équations. Je dirai avec un certain succès.

Il y a des concepts intellectuellement stimulants, fascinants, mais hélas insuffisamment étayés et ne débouchant sur aucun modèle expérimental concret permettant de les tester ou de les valider.

Il est d’ailleurs important de rappeler un point fondamental : lorsque Einstein a formulé la théorie de la relativité générale, il n’a fallu que deux ans pour proposer des observations précises, reproductibles et capables de soutenir empiriquement ses prédictions.

Autrement dit : non, toutes les théories ne se valent pas. Mais peu importe, on va prendre le temps de lire Jack Sarfatti.

Aussi, je rappelle que ce son papier avait été écrit avant l’IA grand publique, puisqu’il date de 2019.

Pour ajouter une couche supplémentaire d’étrangeté à un tableau déjà singulier, Jack Sarfatti affirme que sa vocation scientifique serait née dès l’enfance, à la suite d’un événement pour le moins déroutant. Il raconte avoir reçu un appel téléphonique mystérieux, au cours duquel une voix à l’intonation robotique se serait adressée à lui. Sarfatti en aurait conclu qu’il s’agissait d’une forme d’intelligence artificielle — une interprétation qui, selon ses propres dires, aurait profondément influencé sa trajectoire intellectuelle et orienté durablement sa carrière.

Il a publié de nombreux travaux scientifiques sur ces sujets. En soi, ces publications n’ont pas vocation à constituer des preuves en elles-mêmes : leur objectif est avant tout de communiquer des pistes de recherche, de partager des idées avec ses pairs et d’ouvrir la voie à d’éventuels approfondissements ou validations indépendantes. Or, force est de constater que, jusqu’à présent, ces tentatives ont rencontré un écho très limité au sein de la communauté scientifique.

Son document ambitieux se nomme « How Flying Saucers/Tic Tacs Really Work ». L’introduction va tout de suite dans le vif du sujet, et 99.999 % des personnes s’arrêtent au titre. C’est d’ailleurs le propre de Sarfatti: Il refuse de discuter avec ceux qui n’ont pas son niveau mathématique, et il fait le vide autour de lui. Il connait très bien Harold Puthoff, mais évidemment, ils ne sont pas amis.

Gμν~(Δ r,x|Δ k,k)=8π G(ϵ~(Δ r,x|Δ k,k)μ~(Δ r,x|Δ k,k))2Tμν~(Δ r,x|Δ k,k)\widetilde{G_{\mu\nu}}\left(\Delta\ r,x\middle|\Delta\ k,k\right)=8\pi\ G\left(\widetilde{\epsilon}\left(\Delta\ r,x\middle|\Delta\ k,k\right)\odot\widetilde{\mu}\left(\Delta\ r,x\middle|\Delta\ k,k\right)\right)^2\odot\widetilde{T_{\mu\nu}}\left(\Delta\ r,x\middle|\Delta\ k,k\right)

S’il peut paraître obscur, le texte suit une logique interne s’appuyant sur la relativité générale et la physique des matériaux. Voici une synthèse des concepts clés pour y voir plus clair :

1. L’Objectif : Le « Warp Drive » à Basse Énergie

L’idée est de réaliser une propulsion de type Alcubierre (distorsion de l’espace-temps) sans avoir besoin d’une quantité d’énergie équivalente à celle d’une étoile.

  • L’effet observé : Pour un observateur extérieur, l’engin semble subir des accélérations impossibles (G-forces massives).
  • La réalité locale : À l’intérieur de la « bulle », l’engin est en chute libre locale (géodésique), ce qui signifie que les occupants ne ressentent aucune force d’accélération (poids nul/Zéro-G).

Nous pouvons préciser ce que recouvre l’idée de « l’intérieur de la bulle ». Pour comprendre, imaginons un astronaute en orbite autour de la Terre. Cela peut sembler contre-intuitif, mais en réalité, il ne ressent aucune force gravitationnelle : il est en apesanteur.

La raison est simple. L’astronaute et son vaisseau sont en chute libre permanente. Ils ne sont pas « maintenus » en orbite par une force, mais suivent naturellement une trajectoire dictée par la courbure de l’espace-temps produite par la masse de la Terre. En relativité générale, on parle de géodésique : le mouvement le plus simple possible dans un espace-temps courbe.

Autrement dit, l’astronaute avance « tout droit », mais dans un espace-temps qui n’est pas plat. Cette situation illustre parfaitement le principe d’équivalence d’Einstein : localement, un observateur en chute libre ne peut pas distinguer la gravité d’une absence totale de champ gravitationnel.

C’est précisément ce principe que certains auteurs invoquent lorsqu’ils parlent d’une « bulle » gravitationnelle : si l’on pouvait créer artificiellement une région d’espace-temps courbe autour d’un objet, l’intérieur de cette région serait effectivement en apesanteur. Le problème n’est pas le principe — parfaitement établi — mais les moyens proposés pour y parvenir.

Le concept est solidement ancré dans la relativité générale ; ce sont les mécanismes invoqués par Sarfatti pour le réaliser qui relèvent, à ce jour, de la pure spéculation.

2. Le Secret : Les Métamatériaux « Spacetime »

Sarfatti affirme que la clé ne réside pas dans la puissance brute, mais dans la structure de la coque de l’engin (le fuselage).

  • Définition : Un métamatériau est une structure artificielle composée d’un réseau de « métaparticules » en rapport avec la longueur d’onde électromagnétique sur lequel il doit agir.
  • Générations : Le document classe l’évolution des métamatériaux, plaçant la technologie du « Tic Tac » dans la 4ème génération (dynamique, variant dans l’espace et le temps) et la 5ème génération (consciente/quantique).
  • L’amplification : Ces matériaux sont conçus pour avoir des résonances géantes qui amplifient massivement le couplage entre l’énergie électromagnétique et le champ gravitationnel induit.

Qu’est-ce qu’un métamatériau ?

Nous en utilisons déjà, et vous en avez même un chez vous ;>)

La grille de votre micro-ondes est effectivement souvent citée comme l’ancêtre le plus simple et le plus courant de ce que l’on appelle aujourd’hui un métamatériau.

Un métamatériau tire ses propriétés non pas de sa composition chimique, mais de sa géométrie à une échelle plus petite que la longueur d’onde qu’il doit manipuler.

  • Les Micro-ondes de votre four : Elles ont une longueur d’onde d’environ 12 cm (Pour une fréquence de 2.45 GHz)
  • Les Trous de la grille : Ils mesurent environ 1 à 2 mm.
  • L’effet : Comme les trous sont beaucoup plus petits que la longueur d’onde des micro-ondes, la grille agit pour elles comme un mur plein (métal continu) et les réfléchit vers l’intérieur.
  • La Lumière visible : Sa longueur d’onde est minuscule (environ 0,0005 mm). Pour elle, les trous sont gigantesques, donc elle passe à travers sans problème, vous permettant de voir votre plat sans avoir le cerveau en mode cuisson…

De la grille de cuisine au fuselage du Tic Tac

Sarfatti pousse ce concept beaucoup plus loin dans le document :

  • Structure en réseau : Le fuselage du Tic Tac serait composé d’un réseau de « métaparticules » (similaires aux trous ou aux fils de votre grille, mais à l’échelle nanoscopique).
  • Multi-échelle : Il parle de « réseaux à l’intérieur de réseaux » (comme des poupées russes) pour manipuler non seulement les ondes électromagnétiques, mais aussi les ondes gravitationnelles.
  • Activité vs Passivité : Votre grille de micro-ondes est « morte » (statique). Le métamatériau du Tic Tac est « pompé » par de l’énergie externe, ce qui permet de changer ses propriétés en temps réel pour créer de l’antigravité.

C’est donc un très bon exemple de départ : le Tic Tac serait en quelque sorte recouvert d’une « grille » ultra-sophistiquée capable de filtrer et de manipuler non pas seulement les ondes de votre dîner, mais la structure même de l’espace-temps.

Petite histoire intéressante: La TTSA, avec Harold Puthoff, avait mis la main sur des pièces de Art Bell, en pensant qu’il s’agissait de…pièces d’OVNI ;>) – Apparemment revendues à l’armée US pour près de 1 million de US$, elles avaient même été soumises à des expériences, car ils pensaient qu’elles généraient…de l’antigravité. C’est une histoire de fou.

Je fais une digression supplémentaire pour montrer les limitations que nous pouvons avoir avec des technologies futuristes: Imaginez que vous remontiez le temps en 1800 et quelques, et que vous donniez la grille de votre micro-onde au savant le plus brillant de son temps: James Clerk Maxwell lui-même. Il serait incapable d’imaginer à quoi pourrait bien servir cet objet.

3. Le Mécanisme Physique (Les Équations)

Le document propose une modification de l’équation de champ d’Einstein en utilisant des transformées en ondelettes Δx,etΔk\Delta x, et \Delta k pour tenir compte de la structure multi-échelle du matériau.

PRIMO) L’équation clé qui change tout :

Contrairement à la physique de Newton (où la gravité n’agit que sur les objets ayant une masse au repos), chez Einstein, la gravité agit sur la géométrie de l’espace-temps. Einstein, dans ses équations, n’unifie pas les forces (Il a passé le reste de sa vie à essayer…), mais il montre que l’énergie électromagnétique est une source de gravité, au même titre que la matière. Cependant l’interaction est ridiculement faible:

Gμν=8πGc4TμνG_{\mu\nu} = \frac{8\pi G}{c^4} T_{\mu\nu}

Le facteur est extrêmement petit (environ 10430^{-43}). Cela signifie qu’il faut une quantité d’énergie électromagnétique colossale pour courber l’espace-temps de manière perceptible.

Toutefois il y a bien une équivalence entre l’énergie et la masse, et concrètement on peut voir qu’un photon (sans masse, mais avec de l’énergie…) est courbé par une masse importante, comme le soleil. C’est d’ailleurs une des premières expériences scientifiques qui avait été réalisée pour démontrer la validité de la relativité générale. (Dans la physique Newtonienne, le photon n’ayant pas de masse, sa trajectoire ne pouvait être courbée par un champ gravitationnelle).

Le document de Sarfatti propose une modification radicale de cette relation. Selon lui, dans un métamatériau complexe, le couplage entre l’électromagnétisme et la gravité n’est plus une constante faible, mais une fonction variable et énorme.

G~μν=8πG(ϵ~μ~)2T~μν\tilde{G}_{\mu\nu} = 8\pi G (\tilde{\epsilon} \odot \tilde{\mu})^2 \odot \tilde{T}_{\mu\nu}

Le terme (ϵ~μ~)2(\tilde{\epsilon} \odot \tilde{\mu})^2 remplace la faiblesse du couplage standard.

SECUNDO) Le rôle de ϵ\epsilon et de μ\mu

En manipulant la permittivité électrique ϵ\epsilon et de la perméabilité magnétique μ\mu du matériau via un « pompage » électromagnétique externe, on peut (pourrait…) contrôler la force et le signe de la gravité.

Je rappelle que James Clerk Maxwell est le physicien qui a réussit à uniformiser le champ électrique et magnétique en 1865, et par là-même qui a été le premier homme au monde à comprendre que la lumière était une onde électromagnétique.

La vitesse de la lumière (En réalité, de l’information…) dépend directement de la permittivité électrique et de la perméabilité magnétique suivant la relation ci-dessous:

c=1ϵ0μ0c = \frac{1}{\sqrt{\epsilon_0 \mu_0}}

Donc, pour Sarfatti, le métamatériau agit comme un convertisseur de force via trois leviers :

1. L’effet de « Résonance Géante » (Le levier de puissance)

Le métamatériau n’est pas juste une structure ; il est composé de milliards de petits résonateurs. Quand on les bombarde avec la « pompe » (micro-ondes/lasers), ils entrent dans un état de résonance.

  • En physique classique, le couplage entre la lumière et la gravité est presque nul.
  • Ici, la structure du matériau force la lumière (l’énergie électromagnétique) à « mordre » sur la structure de l’espace-temps. Le métamatériau agit comme un amplificateur qui rend la constante de gravitation G localement énorme.

2. La modification de la « Métrique » (L’effet géométrique)

C’est ici que la géométrie intervient, mais elle est induite.

  • En changeant ses propriétés électriques ϵ\epsilon et magnétiques μ\mu à une vitesse phénoménale, le matériau « dicte » à l’espace-temps comment se courber.
  • Ce n’est pas la masse de l’engin qui courbe l’espace (comme une planète), c’est la réaction électromagnétique ultra-puissante de la coque. Le résultat est géométrique (une bulle d’Alcubierre), mais la cause est électromagnétique.

3. Le contrôle de la « Portée » (L’effet de confinement)

Si vous créiez une telle distorsion avec une masse réelle, vous détruiriez tout le système solaire.

  • Le métamatériau « gère » la géométrie pour que la force de gravité ne s’étende pas loin.
  • Grâce à la structure nanoscopique (analysée par les ondelettes), la courbure de l’espace-temps est « collée » à la coque. À 10 mètres de l’engin, l’espace est parfaitement plat. À 1 millimètre de la coque, l’espace est tordu à l’extrême.

Le métamatériau n’agit pas « uniquement » de manière géométrique. Il est le médiateur qui permet à de l’énergie électrique de se transformer en une déformation géométrique de l’espace. C’est comme si la coque était un traducteur : il prend le langage des ondes radio (électromagnétisme) et le traduit instantanément en langage de courbure (gravitation). Sans ce matériau spécifique, l’énergie passerait simplement à travers l’espace sans le déformer.

TERTIO) Antigravité vs Gravité

Une résonance négative χ0\chi \ll 0 crée une expansion de l’espace (énergie noire artificielle/antigravité) pour « pousser » l’engin.

Une résonance positive χ0\chi \gg 0 contracte l’espace devant l’engin pour le « tirer ».

Ce schéma illustre l’extension de la physique classique vers la physique des métamatériaux spatio-temporels pour expliquer le fonctionnement des UAP.

Il compare deux visions du monde :

(a) Le cas conventionnel (Relativité restreinte à gauche)

Cette partie montre la limite de la physique actuelle:

  • Le cône de lumière : La zone bleue délimite ce qui est physiquement possible. La lumière définit la vitesse limite (c).
  • Trajectoires : La ligne rouge est un mouvement uniforme (vitesse constante) et la ligne verte est un mouvement accéléré.
  • Contrainte : Tout objet massif doit rester à l’intérieur du cône (« Future »), car rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière dans le vide.

(b) L’extension aux métamatériaux (La « Techno-Tic Tac »)

Cette partie montre comment l’engin modifie les règles du jeu:

  • Le métamatériau comme milieu hôte : La zone orange représente le fuselage ou le champ entourant l’engin. Ce n’est plus du « vide », mais un milieu complexe qui modifie la propagation des ondes.
  • Les métaparticules : Les zones mauves sont des structures à l’intérieur du matériau qui interagissent avec l’espace-temps.
  • Vitesse superluminale (V> c) : Le schéma indique que des « discontinuités » ou des perturbations peuvent exister en dehors du cône de lumière.
    • L’auteur soutient que ces métamatériaux permettent des transferts d’énergie superluminaux sans violer les lois de la physique, car ils ne transportent pas d' »information » au sens classique, mais modulent le milieu lui-même.
  • Contrôle total : L’engin peut passer de régimes subluminaux (v < c) à superluminaux (v > c) en manipulant les propriétés du milieu (la zone orange).

En résumé

L’image (a) montre un objet subissant les limites de l’espace-temps. L’image (b) montre un objet qui crée son propre espace-temps grâce à sa coque en métamatériau, lui permettant de s’affranchir des limites de vitesse et d’accélération observées par nous.

Briser la « Dictature » du Cône de Lumière

En physique classique (image a), le cône de lumière est une barrière absolue. Si vous êtes à l’intérieur, vous êtes liés par la causalité : Pour aller d’un point A à un point B, il vous faut un certain temps, et ce temps est dicté par la vitesse de la lumière dans le vide (c).

Dans l’image b, Sarfatti introduit l’idée que le métamatériau crée un « milieu effectif ». Ce n’est plus du vide. Dans un tel milieu, la géométrie de l’espace-temps est « étirée » ou « compressée » :

  • L’astuce : L’engin ne voyage pas à travers l’espace plus vite que la lumière. C’est l’espace-temps lui-même, contenu dans la couche du métamatériau, qui se déplace ou se déforme.
  • Conséquence visuelle : Sur le schéma, la ligne peut sortir du cône de lumière bleu car, localement (à l’intérieur de la « bulle »), l’engin respecte toujours la physique, mais globalement (pour nous), il semble franchir une distance de manière instantanée ou superluminale.

Le rôle des « Métaparticules » (les zones mauves)

Sarfatti suggère que ces petites structures dans le matériau agissent comme des résonateurs :

  • Elles permettent de manipuler ce qu’on appelle la vitesse de phase. Dans certains matériaux spécifiques, cette vitesse peut être supérieure à c sans violer la relativité, car elle ne transporte pas d’énergie ou d’information au sens classique.
  • L’idée de Sarfatti est de coupler cette vitesse de phase « superluminale » à la métrique de l’espace-temps pour « surfer » sur une onde de distorsion.

La Transition Subluminal ↔ Superluminal

Le schéma montre que l’engin peut basculer entre :

  • V < C (Subluminal) : Le mode croisière ou vol stationnaire, où il apparaît comme un objet physique normal.
  • V > C (Superluminal) : Le mode « saut » ou accélération instantanée. C’est ce que les pilotes de l’US Navy ont décrit comme des objets « disparaissant d’un point pour réapparaître sur le point de ralliement à 100 km de là en moins d’une seconde ».

Ce qu’il faut en retenir (en langage simple)

Sarfatti utilise ce schéma pour dire : « La limite de vitesse de la lumière n’est une prison que si vous voyagez dans le vide. Si vous transformez le vide autour de vous en un métamatériau dynamique, vous pouvez manipuler le cône de lumière et vous déplacer à des vitesses qui semblent impossibles pour un observateur extérieur. »

C’est l’explication théorique de la « Propulsion à Distorsion » (Warp Drive) appliquée à un objet de petite taille comme le Tic-Tac.

Donc en effet, à l’intérieur de l’engin, ou à proximité, on pourrait ressentir des effets spatiaux-temporels très inhabituels, comme on en a des récits dans certains témoignages (Auxquels nous ne croyons pas jusqu’à preuves du contraire…)

4. Pourquoi l’engin ne détruit-il pas tout autour de lui ?

C’est ce que Sarfatti appelle le « Gravitational Stealth Shield » (Bouclier de furtivité gravitationnelle).

  • Condensat de Fröhlich : L’énergie injectée dans le métamatériau crée un état de cohérence quantique macroscopique, similaire à un condensat de Bose-Einstein à température ambiante.
  • Masse du Graviton : Ce processus donne une masse effective aux gravitons à l’intérieur du matériau (particule hypothétique…)

Portée limitée (Yukawa) : La gravité induite devient une force à courte portée (décroissance exponentielle er/λe^{r/\lambda}), ce qui signifie que la distorsion de l’espace-temps reste confinée à la coque et ne dévaste pas l’environnement immédiat.

5. La Dimension « Consciente » (IA de 5ème Génération)

C’est la partie la plus spéculative du document.

Le métamatériau de 5ème génération sert de « chef d’orchestre » pour toutes les technologies inférieures :

  • Il synchronise tous les processus de bas niveau (comme la manipulation de la gravité par les métamatériaux de 4ème génération) en un tout fonctionnel.
  • Il permet de gérer les réseaux de « poupées russes » (réseaux de nanostructures imbriqués) qui composent la coque.

Naviguer sans temps de latence

Grâce à cette « intelligence » intégrée à la structure même du fuselage :

  • L’engin n’a pas besoin d’un ordinateur de bord séparé ; la coque est l’ordinateur.
  • Cela permet des réactions de vol à des vitesses dépassant les capacités de calcul humaines ou électroniques actuelles, essentielles pour stabiliser une bulle de distorsion (Warp Drive) en plein mouvement.

En résumé, si la 4ème génération fournit le « moteur » (la distorsion de l’espace), la 5ème génération fournit le « cerveau » (le pilotage conscient et l’unification des forces). C’est ce qui ferait du Tic Tac non pas un simple drone, mais une « entité » technologique vivante.

Rétrocausalité : Sarfatti s’appuie sur les travaux de Roderick Sutherland, suggérant que les signaux peuvent voyager vers le passé à l’échelle quantique (« zig-zags » locaux) en utilisant une « rétro-réaction » (back-reaction) du champ classique sur son champ pilote quantique pour manipuler correctement le système.

Synthèse : Le mécanisme complet

  1. La Pompe injecte un flux d’énergie massif dans la coque.
  2. Les Ondelettes décrivent comment cette énergie est distribuée et amplifiée à travers les différentes échelles de la structure nanoscopique de la coque.
  3. Le Métamatériau entre en résonance, ce qui augmente le couplage entre l’énergie et la gravité d’un facteur immense.
  4. L’espace-temps se tord : l’engin « tombe » vers l’avant (contraction de l’espace) ou est « poussé » par l’arrière (expansion de l’espace), créant le mouvement sans inertie observé.
  5. Le Pilote Intégré. Le matériaux de 5ème génération unifie le mécanisme en une entité capable de prendre des décisions instantanées.

Résumé technique final

ÉlémentDescription selon le document
Source d’énergiePompe électromagnétique externe (Laser/Micro-ondes)
MoteurRésonances géantes dans la susceptibilité du métamatériau
PropulsionDistorsion locale de la métrique (Warp drive d’Alcubierre)
Effet visuelDécalage Doppler gravitationnel inverse
ContrôleIA consciente utilisant la cohérence quantique macroscopique. En effet il est supposé que la manipulation des énergies et du métamatériau soit si complexe à mettre en œuvre, que seule une structure « Intelligemment auto-portée » puisse mener à bien les interactions nécessaires pour le pilotage. C’est un peu comme aujourd’hui les commandes électriques d’un avion avec une assistance informatique, dont sont munis le F117 ou le B2.

Ce que j’en pense…

Ce n’est pas de la science, mais de la spéculation. Elle illustre surtout un biais d’autorité : un scientifique connu peut produire un texte sans réelle valeur académique, tout en restant écouté par une frange de croyants avec un usage décoratif des équations.

Elles ressemblent à celles d’Einstein, mais :

  • les opérateurs “ondelettes” sont injectés sans dérivation
  • les grandeurs ne sont pas définies proprement
  • les dimensions physiques (unités) ne sont jamais vérifiées
  • aucun lagrangien, aucune action, aucune conservation claire

C’est un peu du “math washing” : des symboles corrects utilisés comme rhétorique, pas vraiment comme démonstration. C’est plutôt un manifeste techno-idéologique. Et pourtant loin d’être inintéressant.

Notre article mérite possède au moins le mérite d’isoler un certain nombre de mots-clés que vous pourrez recycler tels-quels dans vos vidéos YouTube pour paraitre intelligent, et vous aurez même un pouvoir sur certaines personnes : physique quantique, relativité générale, métamatériaux, Alcubierre, bulle, géodésique, courbure de l’espace-temps, résonances, pompage électromagnétique, cône de lumière, Warp Drive, Laser, micro-ondes, IA, Graviton, etc.

Si vous entendez ces termes sur vos chaines préférées, vous saurez maintenant que les mots, c’est un peu comme les chiffres, on peut leur faire dire tout et n’importe quoi, et même rien du tout.

Pour rappel…

Einstein → équations claires → prédictions → observations (1919)

Sarfatti → équations opaques → promesses extraordinaires → aucune validation depuis des décennies

Mais tant pis -> merci pour le Voyage

Mais clairement du génie quand-même…

Restons dans le sujet, et reconnaissons à Jack Sarfatti le mérite de remarquablement bien poser le problème, et de tenter d’imaginer quelles pourraient être les technologies futures de l’humanité, ou de celle d’hypothétiques appareils manufacturés par une intelligence non-humaine.

Résoudre le problème d’une énergie gigantesque par un hypothétique métamatériau est la seule possibilité envisageable.

Mais on comprend surtout que cette science n’est de loin pas encore à notre portée, et valide le fait que nous ne pouvons pas posséder aujourd’hui d’appareils bénéficiant de cette technologie, simplement car nous ne possédons pas encore les principes physiques théoriques nécessaires, ni l’ingénierie qui nous permettrait de fabriquer de tels matériaux.

Les complotistes actuels vous « inventent » des technologies comme la magnétohydrodynamique (MHD) (connues depuis 2 siècles…) ou le « moteur antigravité » de Thomas Townsend Brown, qui n’est qu’un vent ionique (de la MHD aussi en fait…) en vous faisant croire que l’on va traverser la galaxie avec cela. Et que cela équipe aussi le TR-3B. Mais en fait non.

Vous remarquez aussi que la technologie sous-entendue par Jack Sarfatti est assez peu compatible avec un appareil qui se serait bêtement crashé à Roswell à cause d’une perturbation par un radar, ou encore d’un autre qui serait entré par malchance en collision avec une antenne radio après avoir traversé la galaxie, ou qui perdrait des morceaux en vol, selon Jacques Vallée

De plus, si on récupérait une telle machine, on se retrouverait exactement dans la situation d’un pharaon ayant trouvé un iPhone, et qui essayerait de le recharger…Sans prise électrique. Enfin, cela me rappel la description de Chahar de l’intérieur de la Vaïdorge: Sans énergie, c’est une grande coque vide, il n’y a absolument rien, et aussi, l’appareil avait connaissance de chaque atome de ses occupants. C’est de très loin hors de notre portée.

le « mimétisme technologique » ou « la projection anthropomorphique »

Voici ce qui m’a toujours gêné avec les témoignages d’ovnis à travers les époques: À l’ère industrielle, on imaginait des « Airships » mus par des hélices et de la vapeur ; durant la guerre froide, on y voyait des appareils à propulsion chimique crachant des flammes. Enfin bref, toujours des trucs qui vieillissaient mal dans la durée.

Ici, je trouve que l’on a une projection équilibrée d’idées pour un appareil réellement futuriste. On est en rupture.

A quoi pourrait il ressembler ?

AUCUNE idée. Alors j’ai imaginé.

Comme l’engin possède sa propre bulle, il peut glisser légèrement dans le futur ou le passé par rapport au référentiel du monde qu’il visite, ce sont les indications se trouvant au sol. On imagine aussi que les pilotes doivent de temps en temps vouloir se resynchroniser au référentiel partagé par les autres « Visiteurs ».

Il n’y a pas de commandes physiques, juste des capteurs qui assurent les transactions demandées par les pilotes. Il s’agit d’un bus à haute capacité qui leur permet temps de converser avec l’IA pour la commande de l’appareil, et aussi d’un environnement de communication et de divertissement.

Ils ont l’air de flotter. C’est exacte, ils sont en apesanteur, et c’est aussi pour cela qu’ils sont sanglés.

Les pilotes arrivent au vaisseau mère. Car il y a TOUJOURS un vaisseau mère. (Sauf dans Chahar pour une raison qu’elle explique très bien…)

Ces ouvertures et ces couches superposées ne sont pas là pour l’esthétique, mais répondent à des besoins physiques précis décrits dans le document.

La coque comme processeur : Le document explique que la forme et l’arrangement de ces « métaparticules » déterminent les propriétés macroscopiques de l’engin. Ces ouvertures permettent de moduler la susceptibilité électromagnétique en temps réel sur toute la surface,

La Porosité Quantique: L’aspect fragmenté illustre aussi une idée plus abstraite de Sarfatti : la frontière entre le vide et la matière est poreuse.

Interface dynamique : Ces nombreuses ouvertures et motifs géométriques (comme les pavages de Penrose mentionnés) maximisent la surface de contact entre la coque intelligente et le tissu de l’espace-temps pour mieux le « tordre ».

Une vidéo intéressante…Sur le cône de lumière

Le dessin plus haut parle du cône de lumière. C’est un principe physique clé difficile à comprendre avec un dessin, mais j’ai trouvé une très bonne vidéo explicative.

Articles en rapport

Jack Sarfatti sur le fonctionnement du Tic-tac

De la physique des métamatériaux & des UAP…

Ruth Kastner et Andreas Schlatter – La gravité émergente (MAJ1)

Analyse – Le moteur de distorsion est-il réalisable ?

Ross Coulthart – UAP et fréquences EM

Joe Rogan Experience #2314 – Hal Puthoff

Le recyclage MHD de Luis Elizondo (AGAIN)

Le moteur antigravité de Thomas Townsend Brown