Toledo, le 13 août 2026
Notre ami Marco Rubio est très concerné par les ovnis, et voici ces déclarations au cours de ces dernières années selon Steven Greenstreet :

202… : « Nous avons des objets inconnus au-dessus de l’espace aérien militaire et nous devrions enquêter sur cela. »
Comme tout autre politicien qui s’amuse avec ruse à effleurer le sujet des OVNI, Rubio promet depuis des années de « s’en occuper ».
Le point de vue de UAP-BLOG
Évidemment, ce ne sont pas des citations littérales de Marco Rubio année après année. Mais elles résument assez bien l’impression laissée par son discours public depuis que le sujet des UAP – le nouveau terme officiel pour les OVNI – est revenu sur le devant de la scène américaine.
Depuis des années, Rubio explique en substance que des militaires rapportent des objets qu’ils ne parviennent pas à identifier, parfois à proximité de zones sensibles, et que la chose mérite donc d’être prise au sérieux.
Sur ce point, difficile de lui donner tort.
Mais six ans plus tard, une question finit tout de même par se poser :
Alors, cette enquête, elle en est où ?
Il faut reconnaître que Rubio n’est pas resté totalement inactif
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Marco Rubio a réellement participé à l’institutionnalisation du dossier OVNI aux États-Unis.
En 2020, alors qu’il présidait la commission du renseignement du Sénat, celle-ci demandait officiellement au Directeur du renseignement national, en coordination avec le secrétaire à la Défense, de produire sous 180 jours un rapport consacré aux phénomènes aériens non identifiés. Le texte évoquait notamment les intrusions d’objets non identifiés dans l’espace aérien restreint américain et regrettait le manque de coordination entre les différents services de renseignement.
Les années suivantes ont vu apparaître de nouvelles obligations de signalement, des rapports réguliers au Congrès et finalement l’AARO, l’organisme du Pentagone aujourd’hui chargé d’enquêter sur les phénomènes anormaux. En 2023, Rubio faisait également partie d’un groupe bipartisan de sénateurs demandant que cet organisme soit correctement financé.
Donc non, il n’est pas tout à fait exact de dire que Rubio « n’a rien fait ».
Mais il est assez frappant de constater que toutes ces mesures n’ont pas beaucoup modifié son discours public.
Peut-être tout simplement parce qu’il n’en sait pas beaucoup plus
C’est évidemment l’hypothèse la moins excitante. Mais la plus probable.
Lorsqu’un pilote militaire observe quelque chose qu’il ne parvient pas à identifier, ou qu’un radar enregistre une cible dont la nature ne peut être déterminée avec les données disponibles, il est parfaitement normal que les autorités s’y intéressent.
Mais il existe une énorme distance entre :
« Nous avons quelque chose que nous n’avons pas identifié »
et :
« Nous avons découvert une technologie non humaine. »
Cette différence fondamentale est malheureusement méconnue du discours ufologique.
Or, après plusieurs années d’investigations, la position officielle de l’AARO reste extrêmement claire : l’organisme affirme ne disposer à ce jour d’aucune preuve de technologie extraterrestre, tout en poursuivant l’examen des observations qui lui sont transmises.
Un dossier non résolu n’est donc pas automatiquement un vaisseau extraterrestre. Il peut simplement s’agir d’un dossier pour lequel les informations sont insuffisantes.
Rubio pourrait aussi avoir reçu des réponses que nous n’avons pas
Il faut également se rappeler que Rubio a longtemps occupé une position lui donnant accès à des informations classifiées extrêmement sensibles.
Il est donc parfaitement imaginable que certains cas évoqués publiquement comme mystérieux aient reçu, dans les salles sécurisées du renseignement américain, des explications beaucoup moins passionnantes.
Certaines informations ne peuvent évidemment pas être publiées sans dévoiler les capacités des radars américains, des satellites, des systèmes d’écoute ou d’autres moyens de renseignement.
Rubio pourrait donc très bien entendre en privé quelque chose ressemblant à :
« Nous ne savons pas exactement ce qu’était cet objet, mais nous n’avons aucun élément indiquant une technologie extraordinaire. »
Cela expliquerait assez bien pourquoi son intérêt semble réel, mais pourquoi ses déclarations restent extrêmement prudentes.
Une position politiquement très confortable
Il existe aussi une explication beaucoup plus simple.
Dire :
« Des objets non identifiés sont signalés à proximité de nos installations militaires et nous devons savoir ce qu’ils sont »
est une position politiquement quasiment sans risque.
Qui pourrait sérieusement s’y opposer ?
En revanche, déclarer :
« Le gouvernement américain possède des appareils fabriqués par une intelligence non humaine »
est une toute autre affaire.
À cet instant, il faut commencer à montrer les preuves.
- Un appareil.
- Des matériaux.
- Des données instrumentales incontestables.
- Quelque chose qui puisse être examiné indépendamment.
Rubio peut donc rester pendant des années dans une position assez confortable : suffisamment intrigué pour maintenir le sujet vivant, mais jamais suffisamment affirmatif pour avoir à démontrer quelque chose d’extraordinaire.
Et les programmes secrets cachés au Congrès ?
Reste évidemment l’hypothèse popularisée notamment par David Grusch : certains programmes extrêmement compartimentés concernant la récupération et la rétro-ingénierie d’engins d’origine non humaine auraient été cachés à une partie du Congrès.
Si cette accusation était démontrée, l’affaire serait gigantesque.
Mais nous sommes précisément confrontés au même problème : les éléments permettant au public de vérifier ces affirmations n’ont toujours pas été présentés. Par contre ce qui est apparus évident est que ces gens mentaient, racontaient des bobards, ou ne savaient même pas de quoi ils parlaient.
L’enquête historique publiée par l’AARO en 2024 affirme au contraire n’avoir découvert aucune preuve vérifiable qu’un programme gouvernemental américain ait possédé ou tenté de rétroconcevoir une technologie extraterrestre.
Ce rapport est évidemment contesté par les soucoupistes. Mais contester une enquête officielle ne suffit pas davantage à démontrer l’existence du programme que l’on affirme caché.
Et une question devient alors intéressante :
Si Marco Rubio croit réellement qu’une structure clandestine dissimule au Congrès la découverte la plus importante de l’histoire humaine, pourquoi son discours est-il resté aussi modéré pendant toutes ces années ?
Six ans plus tard, nous attendons toujours
Marco Rubio n’est d’ailleurs plus sénateur. Il est devenu secrétaire d’État en janvier 2025 et n’occupe donc plus la même position institutionnelle qu’à l’époque où il siégeait à la commission du renseignement du Sénat.
Mais après six années de rapports, d’auditions, de témoignages, de commissions, de lanceurs d’alerte, de nouvelles structures administratives et d’annonces répétées laissant entendre que le sujet mérite une enquête approfondie, le constat public reste assez étonnamment similaire à celui de 2020 :
il existe des observations que l’on ne parvient pas toujours à expliquer et il faudrait continuer à enquêter.
Plusieurs explications sont possibles.
- Peut-être que des informations extraordinaires sont réellement dissimulées.
- Peut-être que Rubio en sait davantage qu’il ne peut en dire.
- Peut-être que les services américains sont incapables d’obtenir des réponses satisfaisantes.
Mais il existe également une quatrième possibilité, infiniment moins spectaculaire et souvent oubliée dans le monde ufologique :
peut-être que ce que Rubio a vu et entendu derrière les portes closes n’est tout simplement pas suffisamment extraordinaire pour justifier le fameux « Disclosure » que certains annoncent depuis des années.
Et après six ans, cette hypothèse reste évidemment la plus crédible que n’importe quelle autre.
Note de Toledo
Les déclarations de Marco Rubio au cours de ces dernières années ont été souvent manipulées pour donner de faux espoirs de « divulgation » par les conspirationnistes et autres soucoupistes.
Age of Disclosure – Le bout de la fin…